Le loup recherché pour avoir probablement tué cinq génisses "reste introuvable". Les autorités ont décidé lundi de suspendre sa traque. Une chasse perturbée par des défenseurs de l'environnement, opposés à cette décision.

Un répit pour le loup traqué en Isère. Les recherches, autorisées par le gouvernement et lancées le 21 mai, ont été suspendues lundi. "Il n'y a pas eu de nouvelles attaques, il reste introuvable, on va attendre de nouveaux indices", a indiqué le directeur départemental de l'Agriculture et de la Forêt, Yves Tachker.
Dix-huit agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont mobilisés depuis le 21 mai sur des affûts ou dans des patrouilles pour tuer cet animal protégé. Son abattage a été autorisé après qu'il eut probablement tué cinq génisses appartenant à différentes exploitations sur des communes limitrophes du parc naturel régional de la Chartreuse.
Torches et clairons
La traque est autorisée sur le territoire de dix communes proches de Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère), dans la zone où le loup se déplace depuis le début du mois de mai. Une décision émanant des ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie que contestent les associations d'écologistes et de défense des animaux. Une vingtaine de personnes munies de clairons et de torches ont ainsi perturbé dans la nuit de vendredi à samedi la traque, près de Saint-Geoire-en-Valdaine, pour permettre à l'animal d'échapper aux tireurs de l'ONCFS.
En juillet 2004, un arrêté ministériel avait déjà autorisé l'abattage de quatre loups jusqu'au 31 décembre 2004 dans les trois départements des Alpes du Sud, avant d'être étendu aux Alpes du nord et à la Drôme en septembre. Deux loups ont effectivement été abattus en octobre dans l'Isère et la Drôme.